More, Éd. M.E.O., 2015

Dans cet « essai-variations », je tente de percer le mystère Thomas More : ami d’Érasme, bonus pater familias, auteur de l’Utopie, grand chancelier d’Angleterre sous Henri VIII (et, à ce titre, inquisiteur redoutable), décapité sur ordre du même et enfin canonisé, admis dans le sanctuaire de l’église catholique.
Cet ouvrage est un essai, si l’on veut bien rendre au mot son sens d’origine, celui qu’il avait chez Montaigne. J’« essaie » d’évoquer un homme en le passant, comme disait Montaigne, « à l’étamine » de ma sensibilité, de ma culture, de ma perception, des événements qui agitent mon temps.
Quant à la forme adoptée pour cette évocation, il est permis de la définir par le mot « variations », car le sujet du livre n’est pas seulement More, mais sa recherche, sa poursuite par un auteur, comme le thème de Diabelli n’est, somme toute, qu’un point de départ pour Beethoven, lorsqu’il compose les variations éponymes.