Françoise Houdart écrit. Quand elle n’est pas absorbée dans la rédaction d’un grand roman (Tu signais Ernst K., Bastida, Les profonds chemins…), elle rédige des nouvelles, comme ça, comme en passant, quand une idée lui passe par la tête (ce qui se produit très souvent, dans cette tête sans cesse en activité). Et puis, elle se dit que réunir ces nouvelles en recueil, les donner à lire, pourquoi pas, à son éditrice et amie Luce Wilquin, ça pourrait peut-être, qui sait, faire un livre ?
Françoise Houdart a de sacrées bonnes idées, car ce livre est une belle réussite. Le talent narratif de l’auteure s’y exprime en des textes variés qui balancent entre un fantastique à la Süskind du Pigeon (Le laitier), un naturalisme à la Giono (Dieu le potier) et, toujours, cette simple humanité à la… Françoise Houdart qui, parfois, n’est pas loin de nous tirer des larmes, comme dans ces portraits de vieilles femmes dans lesquels l’auteure exorcise ses démons et les nôtres : Vade retro, ou cette perle du plus bel orient, Mouya.
Une belle collection de personnages que l’on a l’impression d’avoir rencontrés un jour, tout simplement parce qu’ils sortent de la vie.
A lire… dès que possible !
Françoise Houdart, Dieu le potier et quelques autres, Éditions Luce Wilquin, 2018, 172 pages. ISBN : 978-2-88253-544-3