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Le blog de Daniel Charneux

Catégorie : Mes livres (Page 1 of 2)

Dans quel monde on vit

Si vous avez 54 secondes, écoutez ce que Jean-Paul Dessy dit de mon dernier roman (dans l’émission « Dans quel monde on vit » sur la Première, ce matin).

A propos de Jane Grey

Pour visionner le sujet qu’Antenne Centre consacre à mon livre, il suffit de cliquer sur la couverture.

Le prix Alex Pasquier à « Si près de l’aurore »

Une quinzaine de jours après le Gauchez-Philippot, mon dernier roman, Si près de l’aurore, me vaut une nouvelle récompense : le prix quinquennal Alex Pasquier, décerné par l’Association des Écrivains Belges à un roman historique. C’est avec un bonheur augmenté de l’effet de surprise que je suis allé le recevoir hier soir à Bruxelles : les organisateurs m’ont appelé à 18 heures… Félicitations également à ma petite-petite-petite-cousine Françoise Lison-Leroy qui reçoit le prix Emma Martin pour son beau recueil de poèmes Le Temps tarmac. Et une grande pensée pour la petite Jane Grey, mon héroïne…

Prix Gauchez-Philippot

Si près de l’aurore vient de me valoir le prix Gauchez-Philippot, reçu ce dimanche 7 octobre au cours d’une cérémonie organisée à l’hôtel de Ville de Chimay.

Créé en 1977, décerné par la Ville de Chimay et organisé par le Secteur Littérature de la Province de Hainaut, le prix Maurice et Gisèle Gauchez-Philippot, annuel, distingue alternativement un recueil de poèmes puis un roman ou recueil de nouvelles.

Parmi les lauréats, citons Gaspard Hons, Françoise Houdart, Michel Joiret, Yves Namur, Patrick Virelles, Philippe Mathy, Amélie Nothomb, Françoise Lison-Leroy, Éric Brogniet, Corinne Hoex, Jasna Samic…

 

Rendez-vous à Gembloux

Le jeudi 20 septembre à 19 h 30, je présenterai Si près de l’aurore à la bibliothèque Henin – Sodenkamp, rue des Oies, 1a/2a à Gembloux. Je serai en compagnie de Françoise Pirart qui évoquera son dernier roman, Seuls les échos de nos pas.

« Au plus sûr de son art »

Encore une belle lecture de Si près de l’aurore, sous la plume de Michel Joiret (« Le Non-Dit », n° 120, juillet 2018)

De la fresque à l’enluminure

Excellente lecture de Joseph BODSON sur le site de l’AREAW (Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie) :

Un roman différent des romans précédents de l’auteur, tant par son ampleur que par le choix du sujet. Il est vrai qu’il avait été précédé par une étude historique sur Thomas More, parue en 2015 chez M.E.O.

Pour nous, ce qui fait la différence essentielle par rapport aux romans précédents, c’est que Daniel Charneux traitait en ceux-ci surtout de destins individuels, qu’il s’agisse d’un moine tibétain ou d’une actrice célèbre, au destin hors du commun. Ici, nous avons à la fois ce destin hors du commun – celui de Jane Grey, mais aussi, le roman d’une époque. Beaucoup d’autres personnages de ce livre auraient pu être le héros ou l’héroïne principal(e), mais non, c’est bien de Jane qu’il s’agit

L’illustration de couverture le montre de façon magistrale : aux yeux bandés, l’aurore n’apparaîtra pas. A seize ans, l’aube est à peine levée.

La période abordée ici est tellement complexe, tellement riche en tous les arts, musique, chanson, théâtre ; tellement bouleversée aussi dans son histoire, dans son déroulement, qu’il était quasiment impossible d’en faire une sorte de monographie. Même au point de vue religieux, spirituel si l’on préfère, il eût été inéquitable de centrer ces analyses « spirituelles »sur une princesse protestante : on trouve tout autant de richesse intérieure chez celle que l’on appellera Bloody Mary, la rivale de Jane – et tout est là, justement, dans le conflit des intérêts dynastiques, claniques même, et des croyances religieuses, avec en toile de fond toute cette richesse artistique, annonçant déjà Shakespeare, son monde plein de bruit et de fureur.

Avec, au centre de la scène, cette jeune femme, Jane, d’une droiture, d’une profondeur exceptionnelle, au point que ses adversaires mêmes s’inclineront devant elle. Le drame, encore une fois, d’une jeunesse perdue.

Disons tout de suite que Daniel Charneux se tire tout à son honneur de ce pari difficile. Dans une première partie, plantant le cadre haut en couleur de l’époque, et faisant entrer les personnages en scène, il procède, à la page 48, par exemple, par de courtes phrases plaquées les unes à côté des autres, un peu comme chez Tacite, et d’autres historiens romains. Un style très resserré, sans aucun mot qui traîne ou alourdisse. Et la même somptuosité brève, page 50, dans la description d’un oiseau. Jane et Catherine, Jane et les oiseaux, Jane et la licorne… et se dégage en pointillés l’éducation humaniste de l’époque, à la manière d’Erasme. Et son goût pour Platon, les chevaux du Phèdre, qui reviendront comme un leitmotiv.

Bien loin de se perdre dans les détails, tout cela s’avance comme une vivante tapisserie, aux couleurs précieuses et fragiles à la fois. Mais parfois aussi avec l’art d’un miniaturiste, de courtes scènes intenses, où se mélangent piété et barbarie. L’auteur intervient peu, ne commente guère. Ainsi dira-t-il, p.133 : « Dans la geste que je conte ».

Peu à peu, l’action va se resserrer autour de Jane. L’amour, non voulu, inattendu, dans toute sa fraîcheur, ponctuée de chansons, de poèmes, qui ont encore toute la naïveté du Moyen-Age finissant, et déjà la complexité savante de la Renaissance – on croise Charles d’Orléans au passage. Le ton se fait plus grave, l’action se resserre : « Malheur à toi, pays dont le prince est un enfant ». Un tableau très émouvant d’elle avec son mari, Guildford, lui aussi condamné, suite à l’insurrection de Wyatt. Et, sans le vouloir sans doute, Daniel Charneux décrit fort bien la façon dont il travaille : « de ce pinceau en poils de martre dont usent les enlumineurs ». Je crois que pour ce livre c’était la meilleure des manières, que ce passage de la fresque à l’enluminure. C’est en tout cas une remarquable réussite, et cette petite Jane ne s’en ira pas de si tôt de notre mémoire, avec ses cheveux roux, son visage où la profondeur, l’innocence et la jeunesse semblent toujours nous prendre à témoin : pourquoi, mais pourquoi, si près de l’aurore…

Daniel CHARNEUX, Si près de l’aurore, Luce Wilquin, 2018, 342 p., 22 €, ISBN : 978-2-88253-546-7

 

Un jour dans l’histoire

Le mercredi 13 juin, juste après le journal de 13 h, j’étais l’invité de Laurent Dehossay à propos de Jane Grey, la « reine de neuf jours », héroïne de mon huitième roman, Si près de l’aurore (éditions Luce Wilquin).

Unsui

Puis il s’approcha de la feuille qu’il salua en gassho, saisit le pinceau du bout des doigts, le plongea dans l’encre et, dans une seule et profonde expiration, d’un seul et souple geste où se résumait tout son souffle, il traça les deux signes qui composaient le mot unsui, « nuage et eau ».
Il prépara ensuite le cachet enduit de pâte rouge et signa son travail. Les deux idéogrammes noirs se détachaient sur la feuille blanche avec la netteté de corbeaux sur la neige. Nuage et eau, deux signes, deux corbeaux ou deux moines. Un instant il se vit, corbeau cheminant sur un sentier bordé de pins, à ses côtés la forme noire, l’ombre d’une moniale, un fantôme de femme, une compagne de voyage… La cloche appelait au zazen du soir, il se hâta de regagner le vide.

Teishin

 

Teishin, la moniale qui réjouira les vieux jours de Ryôkan.

Le manuscrit : peu après sa naissance.

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